Savoir-faire : dans les coulisses de la dernière tonnellerie du Nord-Est de la France

Publié le jeudi 3 novembre 2016

Ouverte depuis 1998, la Tonnellerie de Champagne conçoit et répare un millier de fûts par an dans son atelier de Cauroy-lès-Hermonville. Un savoir-faire artisanal qui attire de nombreuses maisons de champagne et coopératives. Petit guide pratique.

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Pour faire un fût de qualité, il faut du bon bois. Cela tombe bien car les forêts des environs d’Epernay sont dotées d’excellents chênes. Précautionneusement choisis sans noeuds et sans picots, les arbres utilisés pour la confection de fûts et de foudres par la Tonnellerie de Champagne sont vieux d’au moins 120 ans. Débités en bas de Cauroy-lès-Hermonville, les billons de bois sont ensuite transformés en merrains (planches de bois) dans la petite entreprise artisanale. « Avec 10 m3 de bois coupés en forêt, il n’y a que 2 m3 qui sont utilisables, explique Jérôme Viard. On doit purger le coeur qui est trop fibreux et d’autres parties qui pourrissent vite. » Grâce à la grande qualité des chênes, le bois fendu par une machine est quasiment rectiligne. Après quelques ajustements manuels, les merrains sont assemblés en palettes afin d’entrer en sommeil pendant plusieurs années. « On les laisse au moins 3 ans à l’air libre, au soleil et à la pluie afin de les nettoyer des tanins acerbes et asséchants, détaille le tonnelier. Entre le moment où l’arbre est coupé et le vin est bu, il peut s’écouler plus de 15 ans ! C’est un travail de patience. »

Lire la suite sur l'Hebdo du Vendredi / crédit photo : l'Hebdo du Vendredi

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